Botanique et Tennent’s

Hier, nous sommes arrivés à Glasgow vers 14h. Nous avions quitté la maison à 5h30 pour attraper le premier vol pour Londres mais le vol pour Glasgow a ensuite été retardé, donc…long début de journée!

Dix heures après, nous avons bien mérité d’aller humer l’air vif de Glasgow. Nous sommes dans le Nord-Ouest de la ville, histoire d’en sortir aisément demain pour repartir vers Le Loch Lomond et les Trossards.

Repérage rapide, tout est conforme à mes attentes: l’hôtel Kelvin est un peu désuet, mais l’accueil est bon et l’emplacement idéal: 5mn à pied du Jardin Botanique, du Musée Kelvingrove, et pléthore de restaurants et de pubs à proximité.

Comme voler British Airways en économie relève du stage détox (pas d’eau, pas un café, pas un cracker dans l’air !) nous nous ruons sur le 1er pub au coin de l’avenue. Et quel pub! Le Oran Mor est dans une ancienne église! Ambiance gothique garantie, et là aussi, excellent accueil. Nous voilà attablés devant nos Fish and Chips, à découvrir la bière locale: The Tennent’s

Bien requinqués, en route vers le Jardin Botanique, juste de l’autre côté de l’avenue.

Comme à chaque fois que j’ai visité de tels lieux en pays anglo-saxons, je suis époustouflée par la luxuriance et l’entretien des jardins. Les verts vous entourent en cascade, leur nuance semble infinie . Le top: la visite du Crystal Palace, anciennes serres datant du XIXe siècle, renovée en 1967 après le passage d’une tornade qui les a en partie dévastées.

Là, l’architecture rivalise avec l’abondance de plantes de différents milieux: on passe du désert à la jungle amazonienne en quelques pas. Quel réconfort après ces longues heures en cabine, confinés dans l’air conditionné et pressurisé des avions!

Une vidéo de la serre tropicale pour partager cette ambiance avec vous:

Ensuite, petite pause à l’hôtel avant de repartir dîner au pub (une soupe pour moi, le « goûter » de 16h me suffisait!) et déambuler dans le quartier et ces coins insolites…

L’Art Caché…une découverte!

Mes cyanos jouent avec les ombres du figuier…

Ce week-end, j’ai participé à L’Art Caché, exposition nichée dans un petit village des Corbières, non loin de Villerouge Termenes…Lagrasse… à 30 km de la mer.

Comme c’était une première pour moi ,on m’a surnommée le « Bébé d’Albas » et ce vent de jeunesse n’était pas pour me déplaire! Tout m’a plu, en fait: le village minéral et ses ruelles ombragées (ouf!), écrins magnifiques pour exposer et aller à la rencontre des artistes et du public. L’hospitalité des gens du village et des bénévoles de l’Association est aussi à souligner: une caractéristique de l’Aude il faut croire ,car à Magrie j’ai connu la même chose et c’est pourquoi j’y reviendrai cet automne pour la 5ème année consécutive.

Le plus beau dans ces événements reste les rencontres, aussi bien avec les gens du coin qu’avec les artistes. Je me suis sentie accueillie par les uns, portée par les autres, et j’en repars le coeur riche de mille échanges, tantôt légers, tantôt profonds.

Sans oublier le plaisir que j’ai à pouvoir entendre de l’anglais véritable, et à pouvoir le parler à loisir . Je me suis même un peu remise à l’allemand car j’exposais devant la Maison Adler, habitée par le délicieux Docteur Josef. Quel charmeur ce Josef, qui n’a eu de cesse de me prodiguer ombre, rafraîchissement et conversation. Mais il faudrait alors aussi citer l’infatigable Nicole au grand coeur, Oana qui nous a ouvert les portes de sa maison et nous a hébergées deux jours, et bien-sûr Cécile qui oeuvre pour que TOUT se passe bien!

Bref, si je peux , je reviendrai exposer à Albas pour revoir mes nouveaux amis. Rendez-vous pris pour l’année prochaine!

七夕, tanzaku et cyanotype

Mon vieux bol à cyano

Hier, histoire de faire mes gammes pour le projet AIMPE (https://lapoudredestampette.wordpress.com/2019/06/28/ipe-et-aimpe-miniprints-et-max-de-boulot/) j’ai rassemblé des chutes de beau papier (Hahnemuhle 350g) dans l’idée de fabriquer des petites bandes cyanotypées et des cartes de visite.

Tanabata (七夕 « La septième nuit [du septième mois») est la fête japonaise des étoiles. Ce sera le dimanche 7 juillet et ce jour-là, les japonais écrivent leurs souhaits, parfois sous forme de poèmes, sur un tanzaku et les accrochent sur les feuilles.

Ca tombe bien, il y a justement un figuier sur mon prochain lieu d’expo: https://lapoudredestampette.wordpress.com/2019/06/30/lart-cache-a-albas/ et je vais pouvoir honorer la tradition en y accrochant mes tanzaku…

Quel bonheur de retrouver mon vieux bol dans lequel j’ai dosé le mélange et de badigeonner ces bouts de papier. La chaleur était telle que je n’ai pas eu à attendre plus de 2 heures pour les exposer au soleil.

cartes

Aujourd’hui je continue les bandelettes, mes poèmes sans parole, mon ode au bleu et aux étoiles.

L’art caché à Albas

Dans une semaine je serai à L’Art Caché, une exposition collective dans l’Aude. L’événement est organisé par l’association Eurocultures et cette année sera la 10 ème édition. Une première pour moi, et je suis très impatiente d’y être car ce type d’expos me correspond vraiment: une trentaine d’artistes sélectionnés, tout un petit village à l’heure de l’art, dans les rues, les cours, les jardins.

J’ai reçu ce matin les photos de mon lieu d’exposition et depuis, je suis sur un nuage: de vieilles pierres, un mur « végétalisé », un volet vert sous lequel sera installée une table. Je pense que tout cela se mariera à merveille avec le bleu de mes cyanotypes… Ah… exposer au creux des Corbières à l’ombre d’un figuier… Qu’espérer de mieux?

Et bien, que vous veniez en nombre nous rendre visite samedi 6 et dimanche 7 juillet 2019 à Albas !

Au plaisir de vous montrer mon travail en vous servant une citronnade…

Grand nettoyage de l’Atelier des cimes

A la fraîche ce matin j’ai commencé le grand nettoyage d’été de mon atelier en Ariège.

Même ici il fait plus chaud que d’habitude pour une fin juin: on nous annonce 34° tout le week-end , et nous sommes à 1100m d’altitude!

Hier, j’ai fait le rangement par zones, et ce matin, tandis qu’il fait encore bon, je prends mon courage à deux mains, aspirateur et serpillière: en surface, ça va déjà mieux, on respire, mais il reste encore du boulot, à juger par l’état de l’évier !!!

Allez, bientôt un espace tout propre pour sortir mes belles feuilles de papier washi pour l’AIMPE (cf billet précédent: https://lapoudredestampette.wordpress.com/2019/06/28/ipe-et-aimpe-miniprints-et-max-de-boulot/)

IPE et AIMPE: miniprints et max de boulot!

Voici venues les « grandes vacances » et la possibilité de mener à terme de grands projets. Je commence par la participation à deux expos/ candidatures à des expositions de mini estampes (miniprints). Une initiée par un atelier de gravure en Grande-Bretagne, l’autre par l’entreprise de fabrication de papier washi -Awagami- située au Japon.

A l’inscription, il faut confirmer son « humanité »: ça me plait!

Pour l’IPE, il s’agissait de faire une édition de 10 gravures au format maximum de 10X10 avant le 31 août..et j’ai fini le boulot hier.

L’ironie du truc c’est que pour l’AIMPE la date butoir est fixée au … 31 juillet et que je n’ai pas commencé! Bon, pas de panique, j’ai un peu plus d’un mois (moins les jours d’expo, moins les 4 jours en Ecosse)… donc en vrai 3 semaines pour créer deux gravures sur papier washi format A4.

J’ai déjà des idées bien sûr ? j’aime le défi et puis la perspective d’être peut-être retenue et de participer à ma première expo au Japon me grisent… alors : au boulot!

Une histoire d’eau-forte

28 juin

Cette histoire ne sent pas le soufre mais le perchlo. Elle raconte les transformations d’une plaque de cuivre, depuis les premiers traits posés en février.

Je préparais alors un voyage d’hiver au Québec et rêvais aux paysages de neige, aux bouts de glace flottant sur le fleuve St Laurent. Tout était flou, vague et mouvant comme dans un rêve. Voici à quoi ressemblait alors la plaque gravée:

La gravure d’avant le départ

Arrivée dans l’hiver québécois, je ne fus pas déçue. Des couches de glace, des nuances infinies de gris, des bleus froids et limpides, et surtout du blanc, du blanc en veux-tu en voilà.

Les blancs, les gris du dehors
Les tableaux mouvants que laissent les traces d’engins dans la glace
Le blanc dans les musées et sur les toiles aussi

Et puis il a fallu briser là, repartir vers l’est et quitter les glaces, non sans emporter toutes ces réserves de blanc, ces silences. La mémoire, lentement, a fait oeuvre et le temps m’ a donné un coup de fouet: monter les blancs en neige, émulsionner, reprendre la plaque, la mettre au bain, à mordre. Aquatinte, puis sucre… Ah…que j’aime cette cuisine de graveur!

Les vernis sautent comme des verrous et voilà la plaque qui s’anime de creux, de remous, de gouttes de givre posée sur le cuivre. Canicule sur Toulouse, il fait 40 dehors, et à peine plus frais dans l’atelier mais ça y est: HIVER, je te tiens enfin !

Garden lino

Petit stage organisé dans le jardin et la véranda avant voyages et expos d’été…

Ma  » stagiaire » est une copine de longue date qui expose cette année ses sculptures à La Biennale de Venise…: GROSSE PRESSION !

( Nan, c’est pour rire, elle se prend pas la tête…sauf aujourd’hui avec sa 1ere lino!)

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Le résultat final: La stagiaire a beaucoup donné et le résultat est bluffant!