Expos Automne/Hiver 2019

Mes prochaines expos, salons, vide-atelier…

  1. Salon de St Martin ( Gers) du 12 au 20 octobre
  2. En novembre: SMART / Supermarché de L’Art à Rignac ( Aveyron)
  3. Pour l’Avent ( dernier we de novembre et 1er we de décembre): 10eme édition de mon  » Vidatelier de L’Avent ». Dans mon atelier toulousain et sur Fb pour les amis ou collectionneurs éloignés!

Sur les traces de Cézanne avec Fabienne Verdier (2ème partie)

Après les délices du Pavillon Vendôme et quelques calissons au vrai goût de Provence ( lire ici: Un dimanche sur les traces de Cézanne…1 ère partie) direction le Musée Granet.

Moi qui n’avais jamais vu de toiles de Fabienne Verdier en vrai, j’ai eu un choc. Les triptyques sont majestueux et leur installation invite à la contemplation.

Une fois passé le 1er choc esthétique , est venu le temps de l’observation minutieuse : technique, matières…

J’étais contente d’avoir commencé par la visite le matin du Pavillon Vendôme qui mettait l’accent sur les recherches., la gestuelle et les carnets d’étude de l’artiste. Après la théorie, la confrontation avec la physicalité des œuvres au musée Granet prenait tout son sens.

D’où une série de gros plans, détails qui vous montreront ce qui a arrêté mon regard.

Tout d’abord, la subtilité des fonds. Une myriade de couleurs mêlées qui varient d’une toile à l’autre.

Ensuite, la force et l’énergie du trait, bien-sûr.

Et aussi la richesse et la grande sensualité des matières…

Tout ce noir a fini par me donner l’envie d’un café que j’ai dégusté dans le jardin intérieur du Musée avant de diriger mes pas vers la dernière visite du jour: Le Granet XXème.

Quitte à être sur les traces de Cézanne, autant sauter à pieds joints sur l’occasion de voir la très belle collection rassemblant les artistes que la Ste Victoire ou la Provence a inspirés de près ou de loin.

Voici quelques uns des trésors que révèle le musée dans une ancienne chapelle du vieux Aix. Je vous laisse le plaisir de les reconnaître…

Un dimanche sur les traces de Cézanne…1 ère partie

Depuis le début de l’été je convoitais ce voyage à Aix en Provence pour aller voir la rétrospective Fabienne Verdier…

Pour mon arrivée hier soir tard à la Gare routière d’Aix, j’avais réservé une chambre Airbnb à 5mn à pied.

Il faut dire que le périple-même en ne partant que de Béziers où j’avais fait escale vendredi soir et samedi- n’est pas des plus simples. À Béziers, train pour Avignon-centre, changement pour Avignon-TGV puis train pour Aix gare TGV et enfin navette pour Aix centre ville!

Soit dit en passant la Gare Aix TGV surnommée  » Aixploration » est toute belle de verre et de bois vêtue. Pour les navettes, traverser la passerelle ( on dirait un paquebot) et descendre au sous-sol pour le départ de la navette 40 qui conduit dans Aix et va jusqu’à Marseille St Charles.

Bref on arrive bien crevé il fait nuit alors vite au lit et vivement dimanche!

Des 9h, alors que mon hôte dort encore, je me dirige vers le  » Café des Artistes », à 10mn du Pavillon Vendôme, premier lieu de rencontre avec le travail de Fabienne Verdier.

Un petit déjeuner de coureur de fond vu que je n’ai pas diné la veille et me suis couchée direct!

Le Pavillon Vendôme expose le parcours, les recherches préparatoires, les inspirations et les outils de l’artiste, depuis ses débuts aux Beaux-Arts de Toulouse. Bien- sûr sa formation ascétique en Chine est la plus passionnante. Pour plus d’information, il faut lire le récit qu’elle en a fait dans  » La Passagère du silence « .

La salle consacrée à ces carnets de recherches m’a aussi beaucoup intéressée, ainsi que la diversité de ses sources d’inspiration: peinture et philosophie chinoises, signes linguistiques ( avec Alain Rey) recherches de correspondances entre peinture et musique à la Juilliard SChool, et actuellement exploration des neurosciences.

Je salue aussi ici la gentillesse de l’accueil au Pavillon, comme au Musée Granet: dans ma précipitation, j’ai oublié chez moi ma carte de la Maison des Artistes mais les personnes au guichet m’ont simplement fait confiance et J’ai donc pu faire toutes mes visites gratuitement aujourd’hui.

Midi… moitié parcours, pause café avec seulement un petit gâteau et une escale à la Maison Brémond, confiseur à Aix depuis…1830. Je rapporte une boîte de calissons à mes chéris restés à la maison.

Suite de ce dimanche sur les pas de Cézanne et à la rencontre de Fabienne Verdier dans le billet, 2e partie…

Cyanotypes sur tissus anciens

Comme souvent l’été, j’ai profité des brocantes pour chiner de petites choses. Cette fois, j’ai trouvé des bouts de draps anciens, ornés de broderies et de dentelles pour poursuivre mes expérimentations de https://lapoudredestampette.com/2019/07/31/cyanotypes-sur-tissu/ .

Je suis pour l’heure assez réservée sur mes premiers essais car les draps anciens ne réagissent pas aux produits de façon aussi docile que mes tote bags en coton qui étaient légèrement amidonnés.

Résultat: la solution a tendance à « fuser » et il est difficile de la cantonner à des zones précises du tissu.

Lors de mes prochaines tentatives ( pas avant jeudi car le soleil s’est absenté en cette deuxième partie du mois d’août) je vais essayer de poser des caches pour empêcher la fuite du liquide lors de l’application et du séchage.

En attendant, voici des photos des pochettes à peu près réussie. Elles peuvent servir d’étui à téléphone, à maquillage, et seront bientôt exposées dans l’Aude d’abord à Bram lors des « Automnales des Essarts » (21 et 22 septembre)puis pour « L’Art S’invite A Magrie »( 5 et 6 octobre)

Cyanotypes sur tissu

Après avoir constellé de taches tee-shirts et jambes lors de la fabrication de mes petits carnets bleus ( cf ici:https://lapoudredestampette.com/2019/07/24/cyanotypes-entre-orages-et-canicule/) m’est venue l’idée de faire des cyanotypes sur tissu.

En vue de l’expo à Montolieu-village du livre- j’ai commencé une série de sacs en toile pour y glisser revues et livres, ou pourquoi pas, les fruits et légumes du marché, les courses, bref, tout ce qui vous plaira.

Aujourd’hui dernier jour de juillet, de nouveau, le temps s’est montré clément et j’ai pu exposer au zénith mes compositions florales et négatifs sur les sacs en coton.

Ah, la belle lessive ! Du bleu, des bleus, encore et encore…

Awagami Mini Print Exhibition J-2

Le soleil et l’inspiration sont revenus juste à temps pour me permettre de finaliser ma participation à cette exposition-concours au Japon.

Quel plaisir de travailler avec les échantillons de papier envoyés aux participants. Leur résistance à l’eau est exceptionnelle et le trempage révèle des trames, des points, des fibres insoupçonnables quand la feuille est sèche.

Voici le tirage avec lequel j’ai choisi de participer.

Je mets aussi des détails pour que vous puissiez juger un peu du papier, même si en photo ça ne rend pas vraiment bien.

Reste plus qu’à remplir les imprimés et poster le tout avant le 31, le cachet de la poste faisant foi. Tiens, et si je vérifiais les horaires d’ouverture de la poste? Ici, en montagne, ce n’est pas si simple, il faut viser!

Marque-pages pour Montolieu

Bientôt une expo à Montolieu, le « village du livre » J’ai pensé à vous, à nous, lecteurs, en créant des marque-pages tous uniques, tous différents.

Du beau papier Fabriano, des bouts d’herbier sauvage, un peu de chimie, beaucoup de soleil et les voilà prêts à partir dans l’Aude et à voyager entre vos mains, au gré de vos lectures d’été.

Personnellement, j’aime beaucoup la douceur du Rosapina Fabriano que j’ai utilisé- un papier épais, velouté- alors j’hésite à plastifier certains de ces marque-pages: ils seraient ainsi plus pérennes…mais tellement moins sensuels! Qu’en dites-vous?

Cyanotypes: entre orages et canicule

L’été est bel et bien là, et pour qui aime faire des cyanotypes, la météo est optimale.

Les jours d’orage, ciels couverts et faible luminosité, en avant la préparation des papiers et du mélange, bien à l’abri des UV dans l’atelier.

Jours d’orage…la vie en vert!

Couper le Fabriano avec amour et précision, démonter les couvertures des petits carnets, badigeonner les pages qui deviendront kakemonos ou marque-page…

Les jours de fort ensoleillement -et on n’en manque pas cette année- sortir les trésors des armoires noires et imaginer de nouvelles compos: négatifs, herbiers virevoltent sur le papier jusqu’à ce à ce que la plaque de verre et les pinces les emprisonnent le temps de l’exposition au soleil.

Les images se révèlent très rapidement ces jours-ci, vu que nous atteignons des records de températures en altitude. 34° à 1100m, c’est pas si souvent…

Alors les plaques s’enchaînent vite: 5 à 8 mn d’exposition, et hop, au bain, on rince, on met à sécher. Il fait si chaud dehors que quand je porte les plaques, je me prends pour un boulanger, j’ai l’impression de rentrer dans un four et de mettre mes cyanos à cuire! J’en oublie même parfois de mettre ma blouse et mes jambes et tee-shirts sont constellés de bleu.

Va falloir que je fasse bientôt de la teinture sur tissu pour les récupérer (mes tee-shirts, pas mes mollets!)

Eau, lochs et Glengoyne

Jour 3, l’heure est venue de s’immerger encore plus dans les éléments liquides qui composent l’essentiel de l’Ecosse: l’eau des sources, des lochs, celle aussi dont on fait les excellents whiskies. Nous goûtons donc aux trois, que ce soit avec les yeux ou en visitant encore un peu les environs du Loch Loid, le très joli village de Luss, la distillerie Glengoyne et le petit village de Drymen qui sera notre dernière étape.

Tout d’abord nous découvrons au bout d’un chemin une maison et ses cabanes au bord de l’eau, le tout à louer…Je vous mettrai les références plus tard, elles sont dans ma valise et je rédige ce billet en attendant le vol retour. Je crois même que le lieu fera l’objet d’un billet à part, tellement cela vaut le détour!

Ici, tout donne envie de faire des photos plutôt que des grands discours…je m’économise pour les soirs au pub où je fais la causette pour nous tous…privilège de la prof d’anglais en « vacances ». Voyez plutôt:

Au village de Luss, le long du lac Lomond, en plus des légendes que nous racontent les habitants, le beau livre sur les îles écossaises que je déniche dans une boutique et de quelques souvenirs , nous avons la chance d’assister à la sortie d’église d’un mariage, certainement celui des descendants du clan ancestral – Les Colquhoun  -dont voici quelques photos: édifiant, isn’t it?!

A propose de Luss et ses légendes, je pense aussi écrire un billet à part plus tard en juillet.

Notre 3eme étape de la journée, c’est la distillerie Glengoyne que nous ne visitons pas car nous arrivons en même temps qu’un bus entier et nous n’avons pas envie de faire partie du troupeau. Par contre, les entrepôts désertés de l’autre côté de la route sont une vraie mine de photos, en voici quelques unes. Les dernières sont des gros plans sur les couvercles des barriques patinées par le temps.

Watt, Kelvin et Loch Loig

Levés tôt vendredi matin nous sommes arrivés avant l’ouverture du Kelvingrove Museum. Nous en avons profité pour aller sur les prémisses de l’Université de Glasgow. Plongeon dans l’univers de Harry Potter: bâtiments majestueux, cours, jardins, chapelle: Marie et moi chantonnons l’air du film et nous prenons pour Hermione.

Ceci dit, beaucoup choses à découvrir dans ces bâtiments dédiés à l’étude de la science. Kelvin, Watt sont à l’honneur; ambiance chaude et électrique, donc!

Je m’attarde un peu dans les salles consacrées à l’avancée de la médecine, et je suis rattrapée par mon attirance pour l’anatomie. Ici, on est gâtés!

Bon, mais un retour en extérieur et à l’air frais ne fait pas de mal…Bientôt 11h le musée va ouvrir. Un dernier regard dans les mille cours de l’Université et nous voilà partis.

Le Kelvingrove Museum vaut lui aussi largement le détour. Après un bon café, nous sélectionnons les salles du 1er étage pour découvrir les premiers peuples d’Ecosse et l’art traditionnel écossais, pour commencer.

Nous poursuivons par les salles dédiées aux coloristes de ce pays (si, si, il n’y a pas que du vert et du gris). Un tour d’horizon en images (je mettrai les noms des artistes plus tard)

Pour finir, avant de quitter Glasgow, nous savourons des scones dans le hall du musée en écoutant un concert d’orgue: magique!

Installation « Hanging heads » East Court

Nous quittons donc Glasgow en tout début d’après-midi direction la région du Loch Lomond et le Parc naturel des Trossards. Très vite, la nature reprend le dessus et nous logeons des lochs aussi grands que la mer… Après 1h30 de route (dont 30mn sur une où deux voitures ont du mal à se croiser) nous voilà rendus à notre destination, au bord du Loch Loid que notre hôtel domine. Nous profitons des environs, du cadre pour le reste de la journée et la nuit. Voici en images: