QCH19,Jour 8: Alaska,Idjook,Shadow et les autres…

Ce Jour 8, sûrement le sommet de notre séjour d’hiver. 10h45, températures exceptionnellement douces et positives, en route pour notre leçon de conduite de traîneaux à chiens. Briefing express mais clair et efficace de Sabryna notre guide…tellement express que je suis rassurée de ne pas prendre les rênes en premier: j’ai peur de ne pas avoir tout enregistré et je suis un peu impressionnée par l’étroitesse des rails sur lesquels on pose les pieds quand on conduit le traineau!

La deuxième étape avant le départ, c’est la constitution des attelages. Nos guides Sabryna et Karen nous répartissent par poids et âges pour arriver à une caravane bien équilibrée. Nous serons dans le traîneau 2, derrière celui des guides, et les « enfants » dans le traîneau 3. Deux autres traîneaux conduits par une famille québécoise fermeront la marche.

Et nous voilà partis! Pour le début de la balade, donc, je suis assise dans le traîneau, mais ne croyez pas que ce soit de tout repos, surtout si vous essayez comme moi de prendre des photos en veillant à ne pas perdre vos gants! Heureusement, le temps est clément – il n’y a pas de vent pour faire envoler les tuques- et mes gants ont des dragonnes, détail très pratique pour libérer les mains. Donc, une fois que j’ai eu un peu pris confiance et l’habitude des bosses et de la vitesse, j’ai lâché les bords du traîneau et commencé la séance photos/ mini-films.

Et puis, des minutes aussi à profiter du moment présent, à contempler, à se laisser griser par le grand air, la vitesse, la nature désolée tout autour.

Pour finir, un grand bravo à tous les super-chiens grâce auxquels nous avons pu vivre cette belle expérience:

Équipe des noirs (de devant à derrière): Lobo/Gaya/Shadow/Suna/Will/Rambow/Ti-Back/Freya

Équipe des gris (de devant à derrière): Assak/Inuak/Xéna/London/Chako/Alaska/Ungava/Idjook

Sans oublier les deux mascottes de l’auberge: Cartouche et Croc-Blanc!

Alors à bientôt et grand merci à La Pourvoirie Daaquam:http://www.daaquam.qc.ca/

QCH19, Jour 7, Appalaches, Pourvoirie…Franchir la Frontière en Skidoo

Ah…l’échappée belle: quitter la ville en route pour les Appalaches. Rien que le nom me fait rêver. Une fois passé le Pont de Lévis, nous voilà dans le Québec que j’aime: longues lignes droites entrecoupées de pistes de moto-neige, églises visibles des lieues à la ronde, grands silos, champs de bleuets pour l’heure enfouis sous le blanc…

Direction: la Pourvoirie de Daaquam où nous séjounerons une nuit et deux jours dans un petit chalet nommé « Vacancier ».

Une pourvoirie, c’est plein de choses à la fois. C’est d’abord un lieu de chasse et de pêche mais en hiver c’est comme une mini station de sports de neige autour d’une auberge et de chalets. Nous avions découvert la Pourvoirie de Daaquam grâce aux vidéos d’Audrey D. que je remercie au passage. Por voir sa vidéo c’est ici:https://www.youtube.com/watch?v=JRkPh_s6nLA

Nous arrivons donc vendredi vers 14h et par chance notre chalet qui ne devait être libre qu’à 16h et déjà prêt, ce qui nous permet de nous installer avant d’aller nous équipper pour notre première activité: la sortie en moto-neige.

Franchir la frontière entre le Canada et les USA en moto neige…ce fut la surprise de cette sortie. J’avais bien vu que la Pourvoirie longeait la frontière mais je ne pensais pas que nous pourrions la traverser!

Equipés comme des cosmonautes, nous voilà donc partis à 2 motos, précédés de celle de notre guide Jason. Inutile de vous dire que je ne me suis pas essayée à la conduite, n’ayant jamais fait de moto. Bon, on peut faire du skidoo sans permis mais je ne m’en sentais pas capable. Et heureusement que Jason alias St Bernard nous accompagnait pour désenneiger la moto une ou deux fois quand nous sommes sortis des pistes!

Il faisait un temps magnifique en ce 1er jour de mars et cette sortie restera sans doute parmi nos meilleurs souvenirs, avec celle en traîneaux à chiens que je vous raconterai demain dans mon prochain billet…

QCH19, Jour 6: ils patinaient…

Enfin une fenêtre de tir pour essayer cette fameuse patinoire dont les températures hyperboréales nous ont tenus éloignés depuis trois jours. En ce dernier jour de février, à la faveur d’un petit -7°, nous voilà sur la patinoire Place Youville, en plein centre de Québec.

Après de nombreux week-ends passés à regarder les patineurs depuis la France sur la webcam de cette place, quel plaisir de passer de l’autre côté! Et surtout de retrouver des impressions enfouies depuis l’enfance. J’allais souvent à la patinoire rue Louis Plana à Toulouse quand j’étais toute jeune fille. Je croyais avoir tout oublié, et cette impression s’est d’abord confirmée surtout après une chute sur la 1ere plaque de glace à la sortie du vestiaire, même pas encore sur le ring! Sur la patinoire,quelques premiers pas très hésitants,d’abord accrochée à la rampe puis à grand renfort de moulinets de bras, me voilà repartie sur la glace avec la grâce d’un albatros emmitoufflé dans une doudoune, un bonnet et des lunettes de soleil. Et oui, le soleil brille fort et se réfléchit sur la piste en ce début d’ après-midi.

Bientôt 15h, après ce grand bol d’air, le soleil commence à décliner et à cacher derrière les immeubles, il est temps de raccrocher les patins…

QCH19,Jour 5: l’aiguiseur de patins de la place Youville

Contrairement aux prévisions météo, les températures ont encore chuté et c’est par – 23° que nous avons mis le nez (enfin le cache-nez) dehors en fin de matinée. Direction Place d’Youville pour un brunch/poutine dans l’idée de prendre des calories avant l’ouverture de la patinoire à midi.

Le soleil brillait bien, alors nous avons un peu marché avant d’aller chez Mike’s. Autant vous le dire d »emblée, moi, la poutine, je suis pas fan: les frites qui trempent dans la sauce, bof. Ou alors c’est le nom du plat qui me refroidit? ou la préparation? Bref, je donnerai à ce plat une seconde chance dans un resto plus sélect car notre fils nous a dit ce soir que c’était l’équivalent d’un mauvais fastfood. Bon, on s’est loupés!

Vers 13h, bien rassasiés quand même , nous voilà repartis vers la patinoire. Ouverte depuis une heure et pourtant déserte…bizarre. Nous trouvons l’entrée des »services » qui donne à la fois accès aux toilettes et au vestiaire et location/ aiguisage des patins.

Et là j’engage la conversation avec le vieil aiguiseur du lieu qui nous regarde arriver l’oeil amusé. On lui dit qu’on veut louer des patins. Puis, prudente, je lui demande pourquoi la patinoire est déserte. Et lui de me dire avec un sourire…  » fait trop froid pour les Québécois!!! »

Commence alors un échange où nous nous moquons de nous-mêmes touristes européens prêts à tout pour tester la patinoire. Mais quand le monsieur dans sa grande franchise nous dit: « vous allez avoir très vite très froid et aux pieds et aux mains. » et « moi je veux bien vous les louer les patins mais c’est des dollars gâchés,  » on le remercie pour son honnêteté et on lui dit à demain…

QCH19, Jour 4

Enfin du froid, du vrai! Aujourd’hui grand soleil et températures autour de -16 au thermomètre et -27 en ressenti. Une belle occasion de faire l’expérience de notre résistance au froid polaire !

Nous décidons donc d’aller nous promener au Port de Québec, face au Musée des Civilisations que nous avions visité le dimanche. (cf billet Jour 2)

Pour cette première sortie, nous avons résisté environ 30mn dehors: le plus rude, comme je l’ai déjà écrit, c’est le vent…Et sortir les mains des gants pour prendre des photos, parce que les gants dits tactiles, ça marche une fois sur deux.

Au bout d’une 1/2 heure, donc, nous avons trouvé refuge dans la voiture dont les sièges avant sont …chauffants! Un vrai bonheur pour réfléchir posément à la prochaine étape. Comme il était presque 13h, nous nous sommes dirigés vers le Vieux Québec pour nous réchauffer d’une bonne soupe et de tartines ou de crèpes selon les appétits.

L’idée c’était de reprendre force et courage pour monter au Château Frontenac et voir le fleuve d’en haut mais à peine ressortis sur le trottoir…on s’est dit qu’on pouvait garder ça pour demain ou la température sera un tantinet meilleure (-11°) et aller faire un tour ( 2 fois 10mn de marche) à la librairie Pantoute pour trouver de la littérature québécoise. J’ai été un peu décue car ils n’avaient qu’un livre sur les trois que j’aurais voulu ramener mais en furetant dans les rayons j’ai fini par en trouver 1 autre:

Mais je n’ai pas dit mon dernier mot car je voudrais aussi mettre la main sur « L’habitude des bêtes » de Lise Tremblay et « Le(s) Nord(s) imaginaires…

QCH19, J2 (Québec,Hiver19, Jour2)

Encore un peu décalés, nous avons préféré visiter l’expo temporaire « Ici Londres »…pas du tout ambiance québécoise mais les expos dans ce musée sont toujours très bien mises en scène. Nous avions déjà vu celle consacrée à Tintin au Québec et celle-ci ne nous a pas déçus non plus.

Mais ce que j’ai le plus aimé c’est…les tableaux de neige et de glace sur la verrière du hall d’entrée. Toutes ces belles nuances de blanc et de gris m’ont furieusement donné envie de graver, de peindre…bref, une nature, même en ville, tellement inspirante.

Québec Hiver 19, Jours 2 et 3: lapoudredestampette découvre la « poudrerie »

Nous avons fait connaissance avec les fameuses tempêtes de neige que nous avions si souvent vues en regardant la météo depuis la France. C’est pas si pire comme ils disent ici, mais ce qui surprend le plus, hormis les quantités de neige impressionnantes, c’est le vent de Nord-Ouest qui souffle en rafale.

Dans notre petit village des Pyrénées, nous avions souvent vu de gros flocons tomber à la verticale et blanchir les toits. Ici, la neige qui tombe fait des dessins beaucoup plus capricieux: elle tourbillonne, elle court à l’horizontale, le vent décolle les capuches des manteaux et les flocons tardent les yeux! On comprend mieux ensuite la nécessité d’un équipement adapté: sous la capuche, la tuque (le bonnet) de préférence doublé polaire, et autour de la capuche, l’écharpe qui sert à tenir le tout ensemble !!!

Ici , tout départ en voiture s’anticipe d’environ une demi-heure. Celle que nous avons louée avait bien une raclette dans le coffre mais …pas de pelle. Donc hier, arrête à Canadian Tire (un genre de Leroy Merlin) pour acheter l’indispensable pelle! 15 minutes, c’est le temps minimum pour racler la neige sur le capot, les vitres, le pare-brise et les plaques d’immatriculation. Ensuite, si la neige est tombée en quantité, il faut dégager les roues pour sortir de la place de stationnement.

Et quand on peut démarrer , c’est destination visite de musée ou magasinage car toute activité extérieure est peu engageante en ce premier week-end à Québec. On se retrouve à l’intérieur dans mon prochain billet où je vous emmenerai au Musée des Civilisations…

D’ici là, tenez-vous bien au chaud!

 

 

 

Québec, Hiver 19, Jour 1

Bon pour être honnête hier on n’a pas fait grand chose après 3 avions et un Uber… Arrivés à Québec à 13.30, 1/2h plus tard on a posé nos valises dans le nouveau « home » de mon petit homme devenu grand…

Puis nous n’avons rien fait d’extraordinaire: une douche puis papoté vraiment après ces longs mois de conversations WhatsApp. Vers 16h on est parti à pied magasiner un minimum pour l apéro. Quand même! Puis les garçons ont courageusement pris un bus pour aller récupérer la voiture de location pendant que j’avais la mission pas impossible de mettre la bière au frais…

Enfin, on s’est tous traînés à une bonne pizzeria à 5mn à pied et par un petit -7. ( ça va, pas de vent et trop habillés comme tout Français qui débarque je suppose!!!)

La vue depuis l’appartement, Avenue Ste Foy

À 21h30 heure locale (3h30 heure française ) on s’est effondrés sous nos couettes après cette 1ere journée de 23 heures.

Là, il est 3h à Québec, et je n’ai plus sommeil …et j’écris mon blog en mode jetlag , comme à chaque fois que je viens ici.

16h: au «  ravitaillement »!

Demain, brunch maison et brainstorming autour du planning des jours à venir. Après le soleil magnifique d’hier on nous annonce une tempête de neige…

Irons-nous patiner en centre ville? Voir les chutes de St Montmorency ou l’expo sur Londres au Musée?

À suivre!

Soleil couchant

Québec: J-6…que mettre dans la valise pour une destination grand froid?

Dernier dimanche printannier, c’est non sans rire que j’ai étendu tous les draps dehors. Ce n’est pas au Québec que je ferai ça le week-end prochain…

Mais qui dit dernier dimanche, dit dernière journée libre pour penser sereinement aux bagages, faire le tri,car je me rends compte comme à chaque fois que j’ai prévu trop de vêtements et j’ai commencé à m’alléger …

Alors pour ceux qui envisagent un jour de partir pour une destination grand froid, voilà à quoi ressemble ma valise. Tout d’abord, j’ai mis les vêtements les plus encombrants ou ceux réservés aux activités extérieures dans le sac qui part en soute : pantalon grand froid (type pantalon de ski), leggings en laine, grosses chaussettes, bottes de neige, mouffles et autres sous-couches techniques.

Question budget, c’est super d’être la dernière zone à partir en vacances. Ca coincide avec la fin des soldes et comme je n’étais pas pressée, j’ai fait de super affaires hier. Voyez plutôt:

Du coup j’ai fait un extra et me suis offert un col-roulé en cashmere aussi doux que son prix…

Dans ma valise cabine, j’ai rangé les vêtements plus légers et ceux dont je risque d’avoir besoin pour le dernier vol transit entre Montréal et Québec à bord d’un Dash d’Air Canada qui ressemblera à ça …(si, si, la photo est dessous!) et à l’arrivée comme les gants, les lunettes, les papiers et tout le nécessaire pour « survivre » à 1 vol long courrier et deux moyens courrier: une mini-trousse de toilette, ma tablette, un casque , de quoi écrire et lire…

le Dash qui sera notre 3e avion

Et pour l’occasion je vais me plonger dans le roman-fleuve de Douglas Kennedy, saga familiale traduite en français sous le nom de « La Symphonie du Hasard ». Faudra bien ça pour tuer l’ennui et faire face aux premières nuits de décalage horaire…

J’ai l’air de me plaindre comme ça, mais j’adooooore voyager et je sens que je vais encore peu dormir dans la nuit de vendredi à samedi. Façon, 1er vol à 7h… faudra être sur le pont à 4h30.