Femme maison, contes et art brut

Le temps est de nouveau au repli chez soi, sur soi, depuis le couvre-feu ces dix derniers jours. Les expositions sont annulées les unes après les autres alors autant mettre à profit cette « vacance » pour reprendre des recherches.

Sans le vouloir vraiment, mes pas m’ont ramenée du côté des maisons La maison de mes rêves… , de Louise Bourgeois sur laquelle j’ai déjà écrit un petit texte : B comme Bourgeois, Baudelaire et Bièvre… ou des contes que j’ai illustrés à mes débuts en gravure.

En fait je ne savais pas que la Maison avait été au coeur de l’oeuvre de Louise B: je l’ai découvert en écoutant un reportage qui évoquait l’exposition Women House à La Monnaie de Paris en 2018. Ce reportage m’a conduite sur le site du MOMA qui montre des dizaines de dessins de l’artiste, à la lecture d’ un bel essai dont je mets le lien ici :https://www.moma.org/s/lb/louise_bourgeois/lb_essay_2017.pdf et enfin à une série sur France Culture : https://www.franceculture.fr/emissions/series/louise-bourgeois

Hier soir j’écoutais distraitement l’émission Barbatruc sur Inter en essayant une recette de soupe à l’échalote (je vous dis tout). Les invités devisaient sur les contes de Perrault et notamment sur Barbe Bleue que je ne connaissais pas plus que ça. En fin d’émission, Dorothée Barba évoque un livre dont le titre me parle immédiatement : Les contes de Perrault illustrés par l’art brut. Quelques clics plus tard, j’ai découvert la perle rare (et chère)…

Pour vous donner un aperçu des illustrations superbes qui émaillent ce beau livre, je partage ici cette vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=YWRjrEYFAAA

Voilà de quoi nourrir mes rêveries et peut-être me donner à nouveau envie de dessiner et graver à partir de ces contes. Et hop, un très beau livre sur le sapin, je commence ma liste (et si elle s’arrête là je serai comblée)

Au cimetière sans GPS…

C’est la saison des chrysanthèmes . Faisons d’une pierre deux coups, déclarais-je hier en gloussant: visite à une bonne amie, suivie d’un passage sur la pierre tombale de mes aïeux.

Comme à chaque fois dans les cimetières, je suis frappée d’amnésie et incapable de retrouver la tombe que je cherche. J’y pense les jours qui précède, j’essaie de refaire mentalement le trajet de l’entrée à la tombe, et souvent j’y parviens. Rassurée d’avoir ainsi préparé  » l’itinéraire », le jour J, je me dirige vers la porte en confiance. Souvent je suis seule. Cette fois, ma fille m’accompagne. Elle a l’âge aujourd’hui que j’avais quand mes grands-parents sont morts. Chacune flanquée d’une grosse potée de fleurs, nous avançons vers la rangée que je pense être la bonne. Quelque chose dans la configuration des lieux a changé et me trouble. La dernière rangée est laissée à l’abandon, des tombes délabrées, en ruine : non, ça ne peut pas être là!

Demi-tour, retour vers l’entrée, passage en revue des 2 allées adjacentes. Le trouble grandit : je superpose la lecture de la carte de mon GPS (Grave Perte de Synapses) munie de quelques repères bien flous – la porte, l’allée, le mur, une tombe à peu près dans l’angle de ce mur – et ma vision réelle des lieux : vision de myope de plus en plus mal à l’aise à l’idée de ne pas retrouver la tombe.

Nous faisons une halte au hasard sur une tombe, histoire de réfléchir. Et si j’appelais maman? Peut-être saurait-elle à distance me guider vers la tombe de ses parents? Je compose le numéro, penaude. Je sais que cet appel va nous mettre elle et moi dans l’embarras. Elle m’aidera probablement pas à me repérer sans être sur place, ou je n’arriverai pas à comprendre et suivre ses instructions. Une sonnerie, deux , trois: messagerie. L’angoisse fait place au malaise. Cette messagerie me plonge brusquement dans l’idée qu’un jour elle aussi sera aux abonnés absents et qu’alors, personne, plus personne ne me guidera. Je me mets à penser à ce mythe grec qui met en scène Orphée, Hadès, Cerbère, Perséphone et Eurydice mais ma mémoire se brouille et je ne sais plus qui est qui dans cette histoire.

Bref, ça se complique, et ce n’est pas en digressant qu’on retrouve son chemin. Je range mon téléphone et tente de reprendre la situation en main car je vois bien que ma fille a perçu mon angoisse et commence à être mal à l’aise elle aussi.

« Je vais demander à la dame là-bas qui s’occupe de l’entretien du cimetière ». Nous l’avons croisé en entrant et avions échangé un sourire. Le sien était franc et plein de gentillesse. Le mien était confiant, léger: je croyais encore savoir où j’allais.

Elle me demande le nom de famille, m’avoue son ignorance car elle ne travaille ici que depuis trois ans. Une dame âgée me questionne, me fait répéter le nom. Une lumière s’allume dans son regard, je me dis qu’elle connaît cette tombe. Non, elle se souvient de cette famille, ils avaient une boutique de graines et de fleurs dans le village, non? J’hésite, euh oui, maintenant que vous le dites. C’était de lointains cousins. En attendant, je me sens de plus en plus empotée avec ma gerbe dans les bras. L’autre dame sort une carte maîtresse: il y a un plan des lieux sur le mur de l’église. Ragaillardies nous la suivons mais l’espoir est de courte durée: le plan ne comporte que des numéros et pas de noms, bien-sûr.

Je lui dis alors que je suis un peu perdue car il me semble que la configuration a changé: les tombes anciennes sont à l’abandon, une nouvelle partie a été ajoutée. Et oui, la famille des morts d’ici s’est agrandie, il a fallu pousser les murs et bouger les morts. Ce bavardage pourtant me conforte dans l’idée que je cherche dans la bonne zone. Elle me confirme que je suis bien dans la partie ancienne et je repars avec mes petits repères: la porte, le mur, l’angle. Et si c’était plutôt cette porte-là à côté de l’église? Oui, ça doit être ça. Dernière question: est-ce qu’il y a quand même une allée derrière l’allée principale car je crois me souvenir… « Une allée, oui, enfin, comme ci, comme ça, il faut parfois un peu contourner des tombes , ce n’est pas en ligne droite ».

Nous remontons donc , nom après nom, cette non -allée et après une dizaine de tombes je m’écrie : « Je les ai trouvés ! » La dame m’adresse encore un sourire plein de bonté et répond  » Je suis contente pour vous.  » Mon cri résonne bizarrement, ma voix était aiguë, singulièrement jeune et joyeuse, une voix d’enfant qui aurait retrouvé sa poupée préférée.

De fait, aucune tristesse ne me saisit devant leur tombe. Juste un peu d’étonnement à la vue des dates gravées. Quoi, déjà ? 35 ans ! Les prénoms aussi surprennent ma fille : elle porte celui de ma grand-mère, et mon grand-père maternel a le même que celui de son grand-père paternel. Quant à moi, je reconnais mon deuxième prénom dans celui de cet oncle mort 3 ans avant ma naissance.

Avant de partir, je fais la mise à jour de mon « GPS « et rajoute quelques coordonnées visuelles plus précises, pour la prochaine fois. Donc, la tombe est bien contre le mur d’enceinte. A sa gauche, dans la rue, un poteau d’éclairage. Et au loin, en droite ligne, la façade du restaurant « Les Minotiers ». Ma fille a le mot de la fin:  » ça ne m’étonne pas qu’il soient face au resto, on a toujours été des bons vivants « . Je trouve la formule délicieuse pour parler d’aïeux morts depuis si longtemps qu’elle ne les a pas connus.

Un pot pour chacun de chaque côté de la pierre, et nous voilà parties, le pas rapide et léger. Déjà, quand nous croisons à nouveau la dame à la sortie, nous avons repris nos voix et nos esprits, et nous parlons de l’humour noir en bons vivants que nous sommes. Mais la dame n’est pas dupe et entend encore ma petite voix qui résonne dans les lieux:  » Je les ai retrouvés !

Nobori & nagori

De retour depuis une semaine dans ma maison des villes, je me suis activée comme une abeille, dehors aux petites heures fraîches du matin, dedans par les fortes chaleurs, et puis de nouveau dehors en soirée.

Je me suis d’abord occupée des plantes… l’intérieur attendra. Cactus et succulentes ont pris leur quartier d’été : Fin de l’hivernage pour tous les cactus, aussi !

Aujourd’hui, temps gris et thermomètre raisonnable, j’en profite pour ranger ma véranda-serre-atelier-bureau . La pièce change de fonction au gré des saisons et comme je suis là pour quelques semaines encore, autant la rendre aussi agréable que possible.

En semaine, elle me sert de bureau pour télétravailler le matin: il n’y fait pas encore trop chaud, je peux m’y isoler et faire cours sans déranger la maisonnée. Je me demande pourquoi je ne l’ai pas fait plus tôt. Mon bureau partagé me sort par les yeux : il faudrait que je lui consacre 3 jours pleins, sans parler de ces années de cours à jeter, mais là je deviens championne de procrastination… Voyez plutôt:


Donc, je suis mieux dans la véranda, entourée de toutes les nuances de vert du jardin. Et pour rajouter une touche japonisante, je viens d’installer le joli nobori bleu que j’avais gagné en participant à une expo là-bas: IPE et AIMPE: miniprints et max de boulot!

Nobori & Nagori

Aujourd’hui, je vais attaquer la partie « atelier »: trier les papiers, les outils, les encres et … jeter, . En avant pour une journée Feng shui : il faut que les énergies circulent mieux et que je puisse garder un oeil sur mes cactus, juste de l’autre côté de la vitre !

Comme j’ai beaucoup à faire, je vous parlerai demain de « Nagori », ce « naguère du goût », cette nostalgie des papilles. Mais aujourd’ hui que personne ne me dérange: je range, trie, et reste à l’écoute de mes fantômes.

Six ans de « So Dad » aujourd’hui…

Une frénésie de rose et de livres

Il y a deux choses que j’ai cherchées de façon compulsive depuis mon retour vers la ville, puisqu’il est encore prématuré de rechercher à retrouver ses amis.

La première, c’est des boutures, continuer à gratter et mélanger la terre, rempoter, agrandir ma famille de cactus et de succulentes. Fouiner dans le jardin et les recoins à la recherche de vieux pots, de contenants simples ou poétiques, parfois ébréchés, pour donner forme à cette envie de voir et de faire pousser. Me revoilà partie dans une phase très W comme Wabi sabi : les habitués de ce blog n’en seront pas surpris.

La seconde, c’est les livres. Alors que des commandes m’attendaient sagement ici, arrivées par la poste ou à récupérer à la librairie du coin, que je dois avoir à présent autant de livres à lire que de jours passés déconfinés, je ne peux m’empêcher d’être aux aguets. La moindre prescription littéraire qui me semble correspondre à une attente, je note, je gribouille sur un coin de table, et me voilà déjà en train d’appeler ma libraire pour lui commander un livre dont j’ai à peine entendu parler.

Sûrement cela a- t’il à à voir avec la frustration de ces dernières semaines où il m’a fallu « faire durer » les livres pour ne pas risquer d’être à court, en relire certains, et rêver aux suivants. En ce moment je suis prise d’un donjuanisme d’un nouveau genre: je veux collectionner les livres comme autant d’amants, je n’ai pas fini de porter mes yeux sur la dernière page de l’un que déjà je zieute le suivant, tout en regardant au loin un troisième qui me ferait de l’oeil ! Cette frénésie reste toute livresque, comme une libido-bibliotite aigüe, au grand dam de mon chéri qui a été bien inspiré de repartir illico dans ses montagnes pour me laisser assouvir cet appétit de livres qui ne lui laisse que peu de place !

Surtout que vous aurez noté que mon intérêt se porte ces jours-ci vers des livres empreints de nostalgie, imprégnés de culture japonaise, à mille lieues de la culture paysanne et pyrénéenne qui fut le théâtre de notre confinement et sur laquelle j’ai bien aimé écrire aussi, comme en témoignent mes billets dans la rubrique Ô confins…

Plaisanterie mise à part, j’avais aussi un grand besoin de me retrouver seule après toutes ses semaines closes sur le noyau familial le plus strict. Besoin de retrouver une certaine liberté de mouvement, de rythme. De penser par moi-même et dans le silence de mon intimité, que seuls les livres viendraient troubler.

Pour ceux que la littérature de l’ailleurs tenterait, j’ai aussi écrit plusieurs articles sur la littérature du Grand Nord qui est une autre de mes passions. A retrouver dans Ma petite bibliothèque boréale, 1ère partie. ( La 2eme partie est en gestation)

Et pour vous, comment se sont passés ces huit jours « libérés » ?

Un dimanche de mai qui ne manque pas de piquant…

Il faut croire que les piqûres de cactus sont contagieuses… L’après-midi boutures d’hier a été suivie d’une virée chez un producteur tout près d’ici « Au Cactus Francophone », toujours grâce aux conseils de Cathy, mon « maître ès cactus » !

Déjà il y a eu le plaisir de reprendre la route vers une destination toute proche mais inconnue. Le panneau « Vous entrez dans le département du Gers » m’a fait le même effet que si je lisais « Bienvenue en Alaska » ou quelque chose d’aussi dépaysant. Bon, j’exagère à peine, mais c’est pour vous dire mon degré d’allégresse, seule, au volant, sur les petites routes autour de chez moi.

L’accueil de Joël n’a pas gâché l’ambiance: simple, souriant, me parlant de sa vie quasi autarcique avec ses deux jumeaux et sa charmante compagne. J’ai passé un long moment dans la serre à me délecter de la grande variété de cactus et succulentes qu’elle recèle.

Puis un long moment encore à faire mon choix : il fallait bien que j’en rapporte quelques uns pour compléter ma collection ! J’en ai pris plein de petits mais j’ai aussi craqué sur un gros pépère et un moyen tout en fleurs. (pour les noms faudra que je révise ou que je me fasse aider par mon coach cactus !)

Après un repas dans le jardin, une petite sieste et un peu de cuisine sucrée pour bien commencer la semaine qui arrive ( pâte à crèpes, gâteau de riz au lait et pain perdu) retour à la véranda pour rempoter et installer les nouveaux venus. Un dimanche piquant/ sucré, moitié cavale, moitié coufinade.

Récit d’une semaine déconfinée, mi-figue, mi-raisin

Vous êtes nombreux à avoir sans doute profité de cette semaine de semi-liberté retrouvée. C’est vrai que c’était agréable de pouvoir se déplacer sans dérogation.

Mais pour nous ce fut une semaine en demi-teintes: mi-montagne, mi-ville, partagés entre l’envie de rester dans notre nid d’aigle à 1100m et celle de « redescendre » en ville. Je me sentais comme l’oisillon dont les griffes restent accrochées au bord du nid, coincées dans les brindilles enlacées, mais tentée de prendre mon envol.

Loin de profiter des balades et autres sorties, je suis plutôt restée dans mon cocon. Il faut dire que le temps ne se prêtait guère aux escapades : giboulées, « saints de glace » et autres frimas .

Voici en quelques images le roman-photos de cette semaine. Avec un « happy end » : le retour à Toulouse s’est accompagné du retour du soleil et de belles retrouvailles avec mon jardin abandonné. Et puis, quel plaisir de revoir les copains de l’AMAP, tous masqués mais les yeux rieurs, heureux de distribuer-entre autres- le pain d’épeautre qui m’a tant manqué…

Je vous souhaite à tous un bon 1er week-end de déconfinement… je vais de ce pas renouer avec ma libraire à qui j’ai commandé une moisson de livres.

Lazing on a rainy afternoon

Difficile de mettre un point final à la rubrique « Ô confins »... on ne passe pas d’un coup de 2 mois confinés au grand saut dans un espace de liberté qui est aussi un terrain miné par un ennemi invisible.

Aussi, cet après-midi s’est passé tout en douceur, calée dans un fauteuil de velours ras jaune moutarde, un coussin couvert de toile matelas derrière les reins, le chat sur les genoux, au coin du feu, toute à la joie d’avoir enfin de la lecture.

Après-midi lecture consacrée à Margaret Atwood que j’ai redécouverte dans un documentaire d’Arte que je vous recommande :https://www.arte.tv/fr/videos/086153-000-A/margaret-atwood-de-la-force-des-mots/

Je commence mon exploration par le recueil de poèmes : « The Circle Game » que je viens de lire d’une traite.

Mon poème préféré ouvre le recueil et s’intitule : « This is a photograph of me « .

Les premiers vers donnent à lire la description d’une photo vieillie, avec arbres et maison en arrière-plan. Et puis, comme souvent chez cet auteur, un détail glaçant fait irruption dans le décor :

In the background there is a lake,

and beyond that, some low hills.

(The photograph was taken

the day after I drowned)

I am in the lake, in the centre

of the picture, just under the surface.

Traduction :

A l’arrière-plan il y a un lac

et au-delà, des petites collines .

(La photo a été prise

le jour après ma noyade)

Je suis dans le lac, au centre

de la photo, juste en dessous de la surface

Vous aurez noté la parenthèse qui contient incidemment l’ information sur la mort brutale de la narratrice… Comme si elle nous disait à tous que notre mort ne sera que parenthèse, deux vers noyés au milieu d’un poème, au milieu d’un lac, au milieu d’une photo jaunie.

Combien de photos anciennes, ou d’images de nos défunts, laissent précisément cette impression: ils sont là, juste en dessous de la surface, le jour d’après.

Ce poème est une vanité dans un décor à la Walden, à moins qu’il ne vous fasse plutôt penser à Villequier et à Léopoldine . Mais qu’on soit né d’un côté ou de l’autre de l’Atlantique, penser sa propre mort ou celles des êtres chers, la mettre en scène ou en mots restent un drôle de jeu.

Drôle de lecture pour un jour pareil. Ce soir je commence le roman  » The Heart Goes Last » : Encore tout un programme, Peggy Atwood, dites-moi !

« L’aube sera grandiose »

12 janvier

Une fois de plus , c’est l’histoire d’une cabane, refuge d’une femme, puis d’une fratrie, des années 70 à nos jours. La cabane est isolée, au fond d’un chemin, au bord d’un lac et sera le cadre pour raconter une nuit entière une longue histoire familiale pleine de secrets.

Ce roman écrit par Anne-Marie Bondoux m’a été conseillé par une amie bibliothécaire. Il est publié chez Gallimard Jeunesse mais je n’ai pas trouvé qu’il s’adressait spécialement à des lecteurs ados. Les nombreuses références aux objets et musiques culte qui ponctuent le récit ne parleront sans doute qu’à ceux qui comme moi sont nés autour des années 70.

Mais c’est surtout l’ambiance de la cabane qui m’a inspiré encore une gravure qui viendra agrandir la série « Maisons ».

En voici les deux premiers états: tout d’abord l’eau-forte au trait, puis, la plaque retravaillée avec une aquatinte et un sucre. Au prochain atelier, je pense reposer une aquatinte pour obtenir un noir profond dans le bas de la gravure, comme si la cabane sortait d’une forêt ou d’un chemin ténébreux, et travailler les arbres autour.

A suivre…

Merci et joyeuses fêtes à tous!

Cette année vous avez été plus nombreux à suivre mon blog consacré à la gravure et aux voyages, alors merci à tous!

Si vous avez un moment avant la fin 2019, j’aimerais beaucoup que vous me laissiez un petit mot pour dire par exemple le post que vous avez le plus aimé, et pourquoi…

De mon côté, je vais profiter des vacances pour aller vous rendre visite, rattraper mon retard dans la lecture de vos billets, et peut-être découvrir de nouveaux blogs.

Et bien-sûr préparer expos et projets d’expos, de voyages…le prochain en février, aux antipodes de notre voyage d’hiver au Québec l’an dernier !

Je vous quitte avec le titre du roman que je suis en train de lire:

« L’aube sera grandiose  »

Muriel