Dernières estampes: vernis ou marqueur?

 

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Depuis un peu plus d’un mois j’ai expérimenté une nouvelle technique. Cela consiste à remplacer le vernis à recouvrir par du marqueur lors des aquatintes.

Au début, j’étais très enthousiaste: les marqueurs permettent des réserves très fines et précises, on peut varier la grosseur des traits, ça sèche instantanément.

Après un mois d’essai, je me dis que je vais garder la technique pour des usages plus ciblés et me remettre en septembre à l’eau-forte et au trait car le travail à la pointe me manque. J’avais envie de faire plusieurs gravures rapidement pour mes planches botaniques, et peu de temps pour préparer des plaques vernies avant la fermeture de l’atelier à Toulouse, ça tombait bien.

Voici quelques exemples de réalisation, toujours dans la série Botanica

 

Du rififi dans l’atelier

Un dimanche à l’atelier…
J-10 avant la prochaine expo… je m’attèle à la rénovation et au nettoyage des cadres que j’ai patiemment chinés ces derniers mois. C’est une autre de mes marottes: courir les vide-greniers, les brocanteurs pour dénicher de vieux cadres.

Beauté des choses abîmées par le temps: patine, vieil or…j’essaie de donner une seconde vie aux objets qui sont en route vers la poubelle, aux-presque-déchets qui sont pour moi des trésors en devenir, l’expression simple du wabi sabi dont je parlais dans un autre billet. Vinaigre blanc pour nettoyer les cadres, kraft gommé pour faire des dos tout propres, un vrai travail de patience qui me réjouit le coeur.

L’après-midi, découpage de plaques de cuivre pour les dernières eaux-fortes…avec l’aide de mon chéri qui m’a fait gagner un temps précieux.  Visite de SON atelier: scie à métaux et meuleuse électrique. Voilà  21 petites plaques coupées en 10 minutes  là où j’aurais trimé 2 heures en voulant les découper manuellement. Bon, c’est un peu de la triche mais il ne me restera plus qu’à les polir et à limer les bords jeudi, et, hop, aquatintes!

 

Botanica, II

Encore un aperçu de ma série Botanica, bientôt exposée avec mes bols zen à Artistes à Suivre dans l’Aude.

Des planches botaniques, des aquatintes rehaussées…la plupart du temps présentées dans des cadres anciens. Aujourd’hui dimanche, J-11 avant l’expo,  du rififi dans l’atelier…je vous en dis plus dans un prochain billet.18485911_10213188031159650_6446454663601785612_n

Eaux-fortes & chines collés

Un printemps de porcelaine (mars-avril 2016)

Série d’estampes inspirées par les raku de Sandrine Sueres…certaines à voir chez OzGalerie Oz’Arts du Jour, 69 rue de la Colombette à Toulouse…d’autres bientôt exposées dans un salon de thé toulousain.

La technique employée est l’eau-forte sur cuivre avec ajout de chines collés au moment de l’impression. La matrice en cuivre est toujours la même, mais chaque tirage est unique car les papiers collés , à chaque fois différents, viennent modifier la lecture de l’image imprimée.

La mémoire des mains, I

Cela faisait trois ans déjà que je patouillais dans l’encre typographique, que je m’enivrais de son odeur,  la malaxait, la laissait s’incruster sous mes ongles. Je sentais confusément que j’avais déjà fait ça, comme dans une autre vie. Sensation de déjà-vu quand je centre la plaque de zinc sur le papier. Et puis ce fourmillement dans les mains quand je fais tourner la roue de la presse, cette impatience au moment de soulever les langes, ce petit bonheur à chaque fois que je retourne la feuille imprimée.

L’autre jour, en voiture distraitement j’écoute une émission qui parle de la méthode Freinet. Du rôle central de l’imprimerie dans les petites classes….

Et un jeudi, enfin, j’entends Bilitis, ma prof de gravure donner des renseignements à quelqu’un qui vient d’entrer dans l’atelier… : « Vous voyez, ce sont des techniques d’impression…La gravure est l’ancêtre de l’imprimerie en somme. »

En somme, oui. Et dans ma tête s’additionnent, carillonnent ces mots :Freinet+imprimerie+gravure= pourquoi je suis là…

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(Non, non ce n’est pas moi dans le cercle vert…où suis-je? Un indice? Mes vêtements avaient un air British, et je ne touchais pas terre!)

1971, Montauban. Ecole annexe d’application Marcel Guerret. Au fond du couloir, large, bien éclairé, une table d’imprimerie. Sur la gauche, des salles de classe. Au fond à gauche, ma classe. Je fais des vas et viens entre mon petit bureau et le matériel d’imprimerie: une multitude de caractères en métal, de toutes tailles, avec toutes les lettres, les chiffres, les signes de ponctuation. Préparer son texte sur une réglette, choisir chaque signe, penser au message…le créer de toute pièce puis l’imprimer. Magie du mot, bonheur de la manipulation, premières connections. Mes doigts parlent à ma tête. J’ai 5 ans, et cette école-là c’est mon nouvel univers, ma caravelle…

Kabazaiku 樺細工 (Boîtes à thé)

Août 2016, nouvelle série liée aux Bols Zen, cette fois sur les boîtes à thé appelées Kabazaiku en japonais.

Le mot signifie « l’art de travailler le bois de bouleau » bien que la plupart des boîtes à thé soient en fait en écorce de cerisier. A l’origine, leur fabrication était l’activité de samourai de second rang dont les résidences étaient célèbres pour les magnifiques rangées de cerisiers. On pourrait croire que le fait d’utiliser l’écorce de cet arbre est contraire au respect profond que les japonais vouent à la nature mais  le cerisier a la capacité de renouveler son écorce … Ce qui fait du kabazaiku un exemple de l’art ancestral de vivre en bonne intelligence avec la nature.

D’une certaine façon mes boîtes à thé gravées  sont elles aussi à base de papier . Pour les matrices j’utilise le plus souvent du carton. Lors de l’impression je rajoute parfois une bande de papier washi fabriqué à partir de feuilles de mûrier. Bouleau, cerisier, mûrier: une vraie forêt d’inspiration!13880360_622505127914636_9050408159614180444_n13902659_622501517914997_5398676865222668288_n13901366_622501531248329_4636098680816535641_n13920848_622501614581654_4515784786586356011_n13903257_622501537914995_8769106576859200152_n13925170_622501591248323_1859254417873826519_n13920625_622501611248321_3589753631308409453_n

Eaux-fortes & chines collés

Un printemps de porcelaine (mars-avril 2016)

Série d’estampes inspirées par les raku de Sandrine Sueres…certaines à voir chez OzGalerie Oz’Arts du Jour, 69 rue de la Colombette à Toulouse…d’autres bientôt exposées dans un salon de thé toulousain.

La technique employée est l’eau-forte sur cuivre avec ajout de chines collés au moment de l’impression. La matrice en cuivre est toujours la même, mais chaque tirage est unique car les papiers collés , à chaque fois différents, viennent modifier la lecture de l’image imprimée.