Kabazaiku 樺細工 (Boîtes à thé)

Août 2016, nouvelle série liée aux Bols Zen, cette fois sur les boîtes à thé appelées Kabazaiku en japonais.

Le mot signifie « l’art de travailler le bois de bouleau » bien que la plupart des boîtes à thé soient en fait en écorce de cerisier. A l’origine, leur fabrication était l’activité de samourai de second rang dont les résidences étaient célèbres pour les magnifiques rangées de cerisiers. On pourrait croire que le fait d’utiliser l’écorce de cet arbre est contraire au respect profond que les japonais vouent à la nature mais  le cerisier a la capacité de renouveler son écorce … Ce qui fait du kabazaiku un exemple de l’art ancestral de vivre en bonne intelligence avec la nature.

D’une certaine façon mes boîtes à thé gravées  sont elles aussi à base de papier . Pour les matrices j’utilise le plus souvent du carton. Lors de l’impression je rajoute parfois une bande de papier washi fabriqué à partir de feuilles de mûrier. Bouleau, cerisier, mûrier: une vraie forêt d’inspiration!13880360_622505127914636_9050408159614180444_n13902659_622501517914997_5398676865222668288_n13901366_622501531248329_4636098680816535641_n13920848_622501614581654_4515784786586356011_n13903257_622501537914995_8769106576859200152_n13925170_622501591248323_1859254417873826519_n13920625_622501611248321_3589753631308409453_n

Bols zen

Gravures techniques diverses, avril/ août 2016

Pour cette série, j’ai expérimenté sur diverses matrices: en carton ou en métal en utilisant parfois la technique de la collagraphie. La source d’inspiration reste la même: l’esthétique wabi-sabi  qui privilégie l’impermanence et  l’imperfection.

« À la fin de leur carrière, en remerciement de bons et loyaux services, les samouraïs japonais avaient le choix entre un lopin de terre et l’un de ces anciens bols coréens faits dans de pauvres matériaux, teintés par l’eau et le thé; le plus sou­vent, ils choisissaient ces « bols tachés de pluie ». Appréciés par les maîtres zen pour leurs bosses, leurs craquelures et leur aspect irrégulier, ces bols étaient le symbole même d’un idéal: vide du men­tal, espace pour le mystère, reflet de la nature pro­fonde de l’homme. »