QCH19, Jour 14… et départ

Réveillée ce matin aux aurores par la belle lumière, le thermomètre affiche -22. Envie de sortir encore une fois respirer cet air si vif qui pique les joues et les yeux…

Vite, écrire quelques cartes postales, boucler les bagages et me voilà sortie dans le Quartier Ste Foy où habite notre fils.

Un détour par la rue de l’Eglise où la neige a fondu et où on peut voir quelques photos racontant le Ste Foy d’antan.

Je reviens 20mn plus tard bien revigorée avec croissants et chocos pour notre brunch.

Les autres photos sont prises au départ dans l’avion Quebec/ Montréal et à l’arrivée à Montreal.

À présent il fait nuit et il va falloir essayer de dormir un peu avant d’arriver à Bruxelles demain 7h. Un dernier clin d’oeil: l’hôtesse qui lance l’enregistrement du vol Montréal/Bruxelles déclare que ce vol sera entre les mains de femmes uniquement: hôtesses, personnel de bord et de pilotage: c’est ainsi que le Québec salue la Journée Mondiale des Droits des Femmes…Applaudissements enthousiastes des passagères…certains passagers semblent plus réticents !

Ici radio Canada 1ere, je rends l’antenne….

D comme découverte: John Cage, 4’33 »

Après une soirée d’anniversaire  dans un bar dont je me suis enfuie presque en courant, je réfléchissais ce matin à mon intolérance au bruit, comme d’autres parleraient de leur intolérence au gluten. Pourquoi se réunir dans des ambiances sonores qui rendent toute conversation quasiment impossible, me demandais-je.

Et c’est ainsi que dans le silence retrouvé de mon bureau, de mon clavier, je suis tombée sur des textes, des images et des vidéos sur le compositeur John Cage.

A commencer par son morceau célèbre, que je ne connaissais pas,  intitulé 4’33 » dont vous pouvez voir une performance ici.

Quel bonheur d’entendre tous ces bruits qui peuplent le silence et de voir à l’oeuvre tous les possibles que les blancs et les silences laissent deviner. 

Découverte aussi pour moi que les réalisations graphiques du compositeur comme cette encre sur papier  par exemple: « Cleaning my Pen »d09f7bc6368e530b4a95a26cbce5e059

La toute puissance du blanc et des ombres se donnent à voir dans beaucoup de son oeuvre graphique. Ces notes/ dessins me parlent beaucoup aussi:

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Je finirai par cette belle citation où Cage lui-même définit son oeuvre:

« Elle s’ouvrira avec une idée simple que j’essayerai de rendre aussi séduisante que la couleur, la forme et le parfum d’une fleur. La fin s’approchera de l’imperceptibilité »4.

 

Bols zen

Gravures techniques diverses, avril/ août 2016

Pour cette série, j’a expérimenté sur diverses matrices: en carton ou en métal en utilisant parfois la technique de la collagraphie. La source d’inspiration reste la même: l’esthétique wabi-sabi  qui privilégie l’impermanence et  l’imperfection.

« À la fin de leur carrière, en remerciement de bons et loyaux services, les samouraïs japonais avaient le choix entre un lopin de terre et l’un de ces anciens bols coréens faits dans de pauvres matériaux, teintés par l’eau et le thé; le plus sou­vent, ils choisissaient ces « bols tachés de pluie ». Appréciés par les maîtres zen pour leurs bosses, leurs craquelures et leur aspect irrégulier, ces bols étaient le symbole même d’un idéal: vide du men­tal, espace pour le mystère, reflet de la nature pro­fonde de l’homme. »

Bols zen

Gravures techniques diverses, avril/ août 2016

Pour cette série, j’ai expérimenté sur diverses matrices: en carton ou en métal en utilisant parfois la technique de la collagraphie. La source d’inspiration reste la même: l’esthétique wabi-sabi  qui privilégie l’impermanence et  l’imperfection.

« À la fin de leur carrière, en remerciement de bons et loyaux services, les samouraïs japonais avaient le choix entre un lopin de terre et l’un de ces anciens bols coréens faits dans de pauvres matériaux, teintés par l’eau et le thé; le plus sou­vent, ils choisissaient ces « bols tachés de pluie ». Appréciés par les maîtres zen pour leurs bosses, leurs craquelures et leur aspect irrégulier, ces bols étaient le symbole même d’un idéal: vide du men­tal, espace pour le mystère, reflet de la nature pro­fonde de l’homme. »