Cyanotypes sur tissu

Après avoir constellé de taches tee-shirts et jambes lors de la fabrication de mes petits carnets bleus ( cf ici:https://lapoudredestampette.com/2019/07/24/cyanotypes-entre-orages-et-canicule/) m’est venue l’idée de faire des cyanotypes sur tissu.

En vue de l’expo à Montolieu-village du livre- j’ai commencé une série de sacs en toile pour y glisser revues et livres, ou pourquoi pas, les fruits et légumes du marché, les courses, bref, tout ce qui vous plaira.

Aujourd’hui dernier jour de juillet, de nouveau, le temps s’est montré clément et j’ai pu exposer au zénith mes compositions florales et négatifs sur les sacs en coton.

Ah, la belle lessive ! Du bleu, des bleus, encore et encore…

Marque-pages pour Montolieu

Bientôt une expo à Montolieu, le « village du livre » J’ai pensé à vous, à nous, lecteurs, en créant des marque-pages tous uniques, tous différents.

Du beau papier Fabriano, des bouts d’herbier sauvage, un peu de chimie, beaucoup de soleil et les voilà prêts à partir dans l’Aude et à voyager entre vos mains, au gré de vos lectures d’été.

Personnellement, j’aime beaucoup la douceur du Rosapina Fabriano que j’ai utilisé- un papier épais, velouté- alors j’hésite à plastifier certains de ces marque-pages: ils seraient ainsi plus pérennes…mais tellement moins sensuels! Qu’en dites-vous?

Cyanotypes: entre orages et canicule

L’été est bel et bien là, et pour qui aime faire des cyanotypes, la météo est optimale.

Les jours d’orage, ciels couverts et faible luminosité, en avant la préparation des papiers et du mélange, bien à l’abri des UV dans l’atelier.

Jours d’orage…la vie en vert!

Couper le Fabriano avec amour et précision, démonter les couvertures des petits carnets, badigeonner les pages qui deviendront kakemonos ou marque-page…

Les jours de fort ensoleillement -et on n’en manque pas cette année- sortir les trésors des armoires noires et imaginer de nouvelles compos: négatifs, herbiers virevoltent sur le papier jusqu’à ce à ce que la plaque de verre et les pinces les emprisonnent le temps de l’exposition au soleil.

Les images se révèlent très rapidement ces jours-ci, vu que nous atteignons des records de températures en altitude. 34° à 1100m, c’est pas si souvent…

Alors les plaques s’enchaînent vite: 5 à 8 mn d’exposition, et hop, au bain, on rince, on met à sécher. Il fait si chaud dehors que quand je porte les plaques, je me prends pour un boulanger, j’ai l’impression de rentrer dans un four et de mettre mes cyanos à cuire! J’en oublie même parfois de mettre ma blouse et mes jambes et tee-shirts sont constellés de bleu.

Va falloir que je fasse bientôt de la teinture sur tissu pour les récupérer (mes tee-shirts, pas mes mollets!)