Expo en duo,18&19 février 2017 Chapelle de la Gleysette

bompartsueresSandrine Sueres et moi aurons le plaisir de vous accueillir le temps d’un week-end mi-février à Lacroix-Falgarde (31).

Voici les textes que nous avons écrits l’une et l’autre pour cette exposition:

Sandrine (céramiques raku):

« J’aime associer tradition et modernité. La forme est aussi importante, que la couleur et les textures. La technique ancestrale  japonaise du raku est pour moi la façon la plus expressive me rapprochant des éléments naturels tel que l’air, la terre et le feu.
Le bol est l’objet sacré, symbole de l’offrande, de l’échange et du partage.
Mes créations sont une invitation au voyage, à la rencontre de l’autre .
La rencontre avec Muriel Bompart s’est faite autour d’un bol et se poursuit autour de l’art du bol. »
Muriel (estampes)

À la fin de leur carrière, en remerciement de bons et loyaux services, les samouraïs japonais avaient le choix entre un lopin de terre et l’un de ces anciens bols coréens faits dans de pauvres matériaux, teintés par l’eau et le thé ; le plus souvent, ils choisissaient ces « bols tachés de pluie ». Appréciés par les maîtres zen pour leurs bosses, leurs craquelures et leur aspect irrégulier, ces bols étaient le symbole même d’un idéal : vide du mental, espace pour le mystère, reflet de la nature profonde de l’homme. Mes  estampes Bols Zen  et  Chanoyu (cérémonie du thé)  essaient  d’apprivoiser cette philosophie de l’instant et de l’imperfection.

Pour voir quelques unes des estampes qui seront exposées: Kabazaiku 樺細工 (Boîtes à thé) et aussi Un printemps de porcelaine.

En 2016, j’ai eu le privilège  d’assister à des cérémonies du thé dans la tradition japonaise et la joie d’exposer aux côtés de Sandrine à la boutique-galerie Oz’arts du Jour : deux sources d’inspiration qui m’ont été précieuses et dont  cette exposition commune  est  le point d’orgue.

Kabazaiku 樺細工 (Boîtes à thé)

Août 2016, nouvelle série liée aux Bols Zen, cette fois sur les boîtes à thé appelées Kabazaiku en japonais.

Le mot signifie « l’art de travailler le bois de bouleau » bien que la plupart des boîtes à thé soient en fait en écorce de cerisier. A l’origine, leur fabrication était l’activité de samourai de second rang dont les résidences étaient célèbres pour les magnifiques rangées de cerisiers. On pourrait croire que le fait d’utiliser l’écorce de cet arbre est contraire au respect profond que les japonais vouent à la nature mais  le cerisier a la capacité de renouveler son écorce … Ce qui fait du kabazaiku un exemple de l’art ancestral de vivre en bonne intelligence avec la nature.

D’une certaine façon mes boîtes à thé gravées  sont elles aussi à base de papier . Pour les matrices j’utilise le plus souvent du carton. Lors de l’impression je rajoute parfois une bande de papier washi fabriqué à partir de feuilles de mûrier. Bouleau, cerisier, mûrier: une vraie forêt d’inspiration!13880360_622505127914636_9050408159614180444_n13902659_622501517914997_5398676865222668288_n13901366_622501531248329_4636098680816535641_n13920848_622501614581654_4515784786586356011_n13903257_622501537914995_8769106576859200152_n13925170_622501591248323_1859254417873826519_n13920625_622501611248321_3589753631308409453_n

B(i)O

2002-2008 : formation initiale dans divers ateliers de peinture

2009 à 2012 : Stages d’été en résidence avec le peintre graveur Florence  Barbéris (Gard) et depuis 2010 atelier hebdomadaire  de gravure à  La Main Gauche, Toulouse.

2012 : Création à Frouzins  de l’association  Un Autre Reg’Art qui propose 2 salons par an.

2014 : Stage d’initiation à l’estampe japonaise animé par Miriam Zegrer (Berlin).

2015 : Ouverture de mon atelier La Poudre d’Estampette  à Frouzins (31270) où j’organise des ateliers-découverte à la journée ou à la demi-journée, un  vide-atelier, des  portes-ouvertes. Chaque été, j’organise  aussi « Les « Estampestives » , stage plus long, avec ou sans hébergement, dans mon Atelier des Cimes en Ariège.

2016 : Formation en reliure aux Archives Départementales de la Haute Garonne.

Février 2016-Février 2018   participation au collectif d’artistes et d’artisans, Galerie Oz’Arts du Jour à Toulouse.

2018:

  • Participation aux Journées Européennes des Métiers d’Art
  • Exposition solo dans la galerie éphémère Le Bocal, Toulouse.
  • Formations aux techniques du cyanotype et du burin.

Si vous êtes curieux de savoir ce qui m’a menée à la gravure, voici quelques textes qui vous en diront plus long…

C'est en gravitant qu'on devient graveur:ici
La mémoire des mains, 1ère partie:ici
La mémoire des mains, 2ème partie:et là!

Eaux-fortes & chines collés

Un printemps de porcelaine (mars-avril 2016)

Série d’estampes inspirées par les raku de Sandrine Sueres…certaines à voir chez OzGalerie Oz’Arts du Jour, 69 rue de la Colombette à Toulouse…d’autres bientôt exposées dans un salon de thé toulousain.

La technique employée est l’eau-forte sur cuivre avec ajout de chines collés au moment de l’impression. La matrice en cuivre est toujours la même, mais chaque tirage est unique car les papiers collés , à chaque fois différents, viennent modifier la lecture de l’image imprimée.

Bols zen

Gravures techniques diverses, avril/ août 2016

Pour cette série, j’a expérimenté sur diverses matrices: en carton ou en métal en utilisant parfois la technique de la collagraphie. La source d’inspiration reste la même: l’esthétique wabi-sabi  qui privilégie l’impermanence et  l’imperfection.

« À la fin de leur carrière, en remerciement de bons et loyaux services, les samouraïs japonais avaient le choix entre un lopin de terre et l’un de ces anciens bols coréens faits dans de pauvres matériaux, teintés par l’eau et le thé; le plus sou­vent, ils choisissaient ces « bols tachés de pluie ». Appréciés par les maîtres zen pour leurs bosses, leurs craquelures et leur aspect irrégulier, ces bols étaient le symbole même d’un idéal: vide du men­tal, espace pour le mystère, reflet de la nature pro­fonde de l’homme. »

Bols zen

Gravures techniques diverses, avril/ août 2016

Pour cette série, j’ai expérimenté sur diverses matrices: en carton ou en métal en utilisant parfois la technique de la collagraphie. La source d’inspiration reste la même: l’esthétique wabi-sabi  qui privilégie l’impermanence et  l’imperfection.

« À la fin de leur carrière, en remerciement de bons et loyaux services, les samouraïs japonais avaient le choix entre un lopin de terre et l’un de ces anciens bols coréens faits dans de pauvres matériaux, teintés par l’eau et le thé; le plus sou­vent, ils choisissaient ces « bols tachés de pluie ». Appréciés par les maîtres zen pour leurs bosses, leurs craquelures et leur aspect irrégulier, ces bols étaient le symbole même d’un idéal: vide du men­tal, espace pour le mystère, reflet de la nature pro­fonde de l’homme. »